Direction et équipe projet

L'équipe

Parce que le PPR Autonomie n’est pas qu’une simple opération de financement de la recherche, une partie des crédits du programme est dédiée à l’animation scientifique confiée à une équipe projet.

Actuellement constituée de quatre personnes, l’équipe projet :

  • Assure, en lien étroit avec la direction du programme et les instances de gouvernance, la mise en œuvre de la feuille de route du programme, et sa promotion ;
  • Accompagne au quotidien la mise en œuvre des projets de recherche financés, avec l’objectif de créer un « effet programme », c’est-à-dire que les chercheurs dialoguent tout au long de la réalisation des travaux de recherche pour nourrir leur réflexion ;
  • Diffuse les résultats de la recherche sur l’autonomie à un public diversifié, allant des chercheurs aux acteurs publics, aux élus, en passant par les personnes concernées, et ainsi nourrir le débat public, ceci en mobilisant les outils de la médiation scientifique et de la communication ;
  • Renforce les liens des communautés de recherche françaises avec les communautés de recherche étrangères travaillant sur la thématique de l’autonomie ;
  • Promeut, dans le contexte de la science ouverte, une culture de la donnée auprès des chercheurs, c’est-à-dire accompagner la montée en compétence sur les questions de gestion, de diffusion et de réutilisation des données.

Partager sur

Photographie (décontractée et souriante) de l'équipe projet. De gauche à droite : Marianne Vigneulle, Marie Assaf, Laure Saincotille, Claudia Marquet

© Laure Saincotille

Cécile Bourreau-Dubois

Directrice du PPR Autonomie

Professeure des universités en économie, Université de Lorraine, BETA (UMR 7522)

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Cachan, je suis agrégée de sciences sociales et docteure en économie. J’ai été recrutée comme Maitre de conférences en 1999. Depuis 2015, je suis Professeure des universités en économie à l’Université de Lorraine. Mes principaux domaines d’enseignement sont l’économie des politiques sociales, l’économie du travail et la démographie.

J’effectue mes recherches au sein du Bureau d’économie théorique et appliquée (BETA). Celles-ci se situent à l’intersection du champ l’économie des politiques sociales et de celui de l’économie du droit. Mes travaux portent sur les enjeux en termes d’efficacité et d’équité des règles de droit dans le domaine du droit de la famille et de la protection sociale. Plus précisément, je m’intéresse aux décisions prises par les acteurs publics « décentralisés », juges ou décideurs territoriaux, qui ont en charge à l’échelle locale l’application de ces règles de droits définies à l’échelon central. En miroir, je m’intéresse également aux impacts de ces règles de droit sur les parties concernées, justiciables ou allocataires de prestations sociales.

Une partie de mes travaux a notamment porté sur les déterminants des décisions économiques des juges dans les affaires de divorce ainsi que sur les outils d’aide à la décision à destination de ces juges (barèmes). Une autre partie de mes travaux m’a conduite à m’intéresser aux politiques départementales de prise en charge des personnes âgées dépendantes. J’ai ainsi codirigé avec Agnès Gramain le projet de recherche MODAPA, financé par l’ANR, dont l’objectif était de quantifier la sensibilité au reste-à-charge des personnes âgées dépendantes à domicile et d’en explorer les répercussions sur les modalités de leur prise en charge. Actuellement, je dirige pour l’IRESP le projet de recherche EQUIDEC. Ces travaux, portant sur champ de l’aide à l’autonomie des personnes âgées, ont pour ambition de proposer une grille d’analyse théorique et empirique permettant de passer d’une approche en termes de différences inter-départementales à une analyse en termes d’inéquité géographique. Soucieuse des retombées de mes travaux, j’ai toujours veillé à leur valorisation au-delà de la sphère des revues académiques en économie par la publication d’articles de médiation scientifique.

Depuis le début de ma carrière, j’ai eu l’occasion de coordonner de nombreux projets de recherche dans le cadre d’AAP nationaux, ce qui m’a permis de découvrir que j’avais de l’appétence pour l’animation de la recherche. J’ai également eu l’opportunité d’être membre de différents conseils scientifiques d’institutions comme la CNAF ou l’IERDJ et de comités d’évaluation scientifique de l’ANR, ce qui m’a permis de continuer à nourrir mon intérêt pour les SHS au sens large et pour les échanges interdisciplinaires.

Après avoir intégré le Conseil scientifique du PPR autonomie en novembre 2022, j’ai accepté avec plaisir de prendre en septembre 2023 la succession de Claude Martin à la tête de la Direction du PPR. Dans ce cadre, ma mission va être d’œuvrer avec l’équipe projet du PPR à la structuration du champ de la recherche dans le domaine de l’autonomie, à la synergie entre les différentes communautés disciplinaires impliquées, à la consolidation de l’expertise scientifique des jeunes chercheurs engagés sur la thématique de l’autonomie, et à la diffusion des savoirs auprès de la société civile.

Actualités sur le même thème

Partager sur

Photo de Cécile Bourreau-Dubois. Cheveux en carré carré court et larges lunettes à monture marron, elle sourit à la caméra. En fond, la végétation de la cours intérieur du siège du CNRS.

© Laure Saincotille

Claudia Marquet

Cheffe de projet

Issue d’un parcours universitaire qui m’a permis d’acquérir une double culture scientifique en économie et en sociologie, j’ai une formation initiale de chargée d’études économiques et sociales.

J’ai réalisé mon stage de fin d’étude à la CNSA autour de la production d’un bilan de la politique de soutien à l’innovation sociale de la caisse. Suite à ce stage, j’ai été recrutée en octobre 2018 pour piloter la mission de soutien à la recherche de la caisse. J’ai notamment travaillé à l’évolution du dispositif de soutien à la structuration de la recherche dans le champ de l’autonomie. Par exemple, j’ai pu mettre en place de nouvelles modalités de financement tournées vers la recherche participative, telle que les communautés mixtes de recherche ; j’ai également travaillé à une meilleure articulation des différents partenariats scientifiques. Ce poste a été l’occasion de me familiariser avec les acteurs qui financent et animent la recherche, leurs objectifs et leurs missions.

J’ai rejoint le PPR Autonomie en octobre 2021 avec le souhait de mettre mon expertise au service de ce programme d’envergure. Surtout, j’ai été attirée par les ambitions et les moyens alloués au PPR, et notamment la perspective du travail en équipe.

En tant que cheffe de projet, j’apprécie particulièrement d’être associée à la gouvernance du programme : je conseille et accompagne au quotidien la direction du PPR et organise les travaux du Conseil scientifique. D’autre part, en lien avec les membres de l’équipe projet et tenant compte des éléments de la stratégie scientifique, j’élabore un programme de travail pluriannuel et sa déclinaison en actions, et en assure le suivi ainsi que la mise en œuvre.

Les enjeux de structuration de la recherche dans le champ de l’autonomie sont nombreux. Je suis attentive à ce que le PPR ne soit pas seulement perçu comme une initiative de plus, mais émerge bien comme une occasion de concertation et de réflexion prospective continue avec les acteurs du champ autour du développement de nouvelles stratégies d’actions coordonnées.

Partager sur

Photographie de Claudia Marquet : elle porte une robe colorée bleue et rose, elle a les cheveux bruns mi-longs détachés, qui lui tombent sur l'épaule droite. Elle sourit.

© Laure Saincotille

Marie Assaf

Chargée de relations internationales

Docteure en sciences politiques depuis septembre 2023, j’ai suivi un parcours en recherche à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

Après un Master portant sur les Partenariats Publics-Privés au sein du secteur hospitalier au Royaume-Uni, j’ai eu l’opportunité de poursuivre mes études en thèse, toujours sur le cadre de la constitution des politiques sociales à l’étranger. J’ai néanmoins effectué un double déplacement important, tout d’abord du Royaume-Uni aux États-Unis, puis du thème des PPP à celui du handicap. En effet, la mobilisation des personnes concernées pour la reconnaissance de leurs droits, de même que la façon dont le champ d’études sur le handicap abordait l’articulation entre structures et individus m’ont frappée.

J’ai par la suite progressivement réduit mon approche aux politiques d’emploi à destination des personnes handicapées aux États-Unis. Dans le cadre de ce travail de recherche, j’ai eu la chance d’effectuer deux échanges universitaires : à New-York au sein de l’université de Columbia, et à Boston à l’université d’Harvard. Forte de cette connaissance et de cette formation à l’international, j’ai décidé de postuler pour travailler au sein de l’équipe projet du PPR Autonomie.

Ma mission vise à l’amélioration du dialogue entre la recherche française sur le handicap et le vieillissement, et celle effectuée sur les mêmes sujets à l’étranger. Cela se traduit notamment par des actions de valorisation de la diversité des travaux de recherche sur l’autonomie à l’international, ainsi que par l’organisation d’évènements scientifiques.

Partager sur

Photographie de Marie Assaf. Les cheveux bruns coupés au carré, elle porte des lunettes rondes discrètes et un t-shirt bleu nuit. Elle sourit à la caméra. En arrière-plan apparaissent les immeubles blancs du campus Condorcet d'Aubervilliers.

© Laure Saincotille

Marianne Vigneulle

Chargée de médiation scientifique

Après une formation en médiation culturelle et production théâtrale, j’ai travaillé durant dix ans au sein du service animation du Centre de Réadaptation de Coubert. Avec nos partenaires artistiques, nous avons développé de nombreuses actions avec et pour les patients et professionnels de l’établissement, ouvertes aux habitants du territoire. Ce travail était passionnant, riche en rencontres et en expériences partagées, mais l’animation n’était pas considérée comme prioritaire dans un établissement de soin, et nous avions de moins en moins de moyens et d’autonomie d’action pour mener nos projets.

En parallèle de cet emploi, je me suis formée à la recherche en sciences sociales à l’EHESS dans le cadre du Master « Santé, population et politiques sociales », afin de mieux appréhender les questions sociales qui traversent les milieux de santé et le champ du handicap. Cette formation, très enrichissante, a nourri ma pratique professionnelle et a forgé mon intérêt pour la recherche en sciences sociales, dont les travaux me semblent trop peu mobilisés dans les milieux de pratique. L’approche sociale du handicap, par exemple, a été pour moi un apport essentiel et me semble encore trop souvent méconnue des professionnels de l’accompagnement, de l’aide et du soin. 

J’ai poursuivi ce parcours au croisement du secteur culturel et de la santé à la coordination du programme Culture Santé en région Centre Val-de-Loire. J’ai été amenée à travailler avec des interlocuteurs variés et à les mettre en lien pour des projets collectifs et dans différents cadres de rencontre et de coopération autour des enjeux d’accessibilité culturelle, de pratiques inclusives et de participation sociale.

Tisser des liens est à nouveau au cœur de mes missions au sein du PPR Autonomie où je retrouve le plaisir du travail en équipe, avec une grande liberté pour proposer des actions favorisant la mise en partage des travaux de recherche sur le handicap et le vieillissement. Dans cette perspective, il me tient à cœur de prendre en compte les préoccupations des acteurs de terrain et des personnes concernées, de travailler dans une logique partenariale et de proposer des formats créatifs et accessibles à tous.

Partager sur

Photographie de Marianne Vigneulle. Cheveux châtains au carré lui tombant sur les épaules, lunettes rondes, elle porte une chemise bleu nuit à motifs fleuris roses et ocre. Elle sourit en regardant l'objectif. Derrière elle, une fenêtre donne sur les bâtiments blancs et les espaces verts du campus Condorcet d’Aubervilliers, où sont situés les bureaux du PPR.

© Laure Saincotille

Laure Saincotille

Chargée de communication et de valorisation scientifique

Philosophe de formation, j’ai enseigné en tant que professeur certifié avant de me diriger vers la médiation scientifique. J’ai créé en 2019 la chaîne Youtube « Game of Hearth », dédiée à l’histoire des idées des féminismes, du genre et de l’écologie politique. Mon parcours de freelance m’a menée à travailler en collaboration avec d’autres vidéastes et médiateurs scientifiques, mais également au plus près des chercheurs et chercheuses. Je suis passée du côté de la recherche en elle-même en 2021-2022 : ingénieure d’étude pour le projet CELIA et dirigée par la philosophie Alexandra Soulier, j’ai mené des travaux sur l’épidémiologie et le genre.

Ces activités et missions m’ont permis de me former à de multiples techniques et outils de vulgarisation et de communication, et de les utiliser comme interfaces – au sein de la recherche et entre la recherche et les divers publics intéressés par ses travaux. Ayant constaté que les sciences humaines et sociales ne font que trop rarement l’objet de médiation scientifique, j’ai à cœur de faire évoluer les représentations des sciences : les SHS méritent toute notre attention, car elles parlent de nous et de nos façons de vivre ensemble.

J’ai rejoint le PPR Autonomie pendant l’été 2023, me mettant ainsi au service d’un programme de recherche interdisciplinaire dans lequel les sciences humaines ont une place importante, dont les équipes sont engagées à travailler avec les personnes concernées et à porter leurs enquêtes et leurs résultats à l’attention de l’ensemble de la société civile. En collaboration avec mes collègues de l’équipe projet, je développe une animation scientifique qui se déploie sur un large spectre : des évènements scientifiques classiques à la vulgarisation grand public, en passant par l’animation des réseaux sociaux et la création d’une documentation accessible sur les problématiques d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.

Partager sur

Photographie de Laure Saincotille. Adossée à un mur blanc, les cheveux attachés en chignon, elle sourit à la caméra. Elle porte un t-shirt gris foncé et des lunette rondes.

© Marie Assaf & Laure Saincotille