Les apports du design social pour la promotion des activités physiques chez les seniors
Découvrez les travaux d’Angèle Palermo, doctorante en STAPS, dans le cadre du concours « Ma thèse en 180 secondes ».
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Découvrez les travaux d’Angèle Palermo, doctorante en STAPS, dans le cadre du concours « Ma thèse en 180 secondes ».
Entre renouvellement des imaginaires, persistance de stéréotypes et émergence de nouvelles formes de narration, les représentations de la sexualité des personnes âgées au cinéma et dans les séries révèlent l’évolution de notre rapport collectif au vieillissement et au désir.
Vingt ans après la loi de 2005 sur l’égalité des droits des personnes en situation de handicap, l’accessibilité des lieux culturels a nettement progressé en France. Mais la participation réelle des publics concernés reste limitée. Une expérimentation menée entre une pension de famille et le Hellfest, en Loire-Atlantique, montre en quoi l’inclusion ne se résume pas à des aménagements techniques.
Les seniors qui cumulent temps libre et pouvoir d’achat sont une cible de choix pour les marques. Quelles stratégies déploient ces dernières pour les séduire, les attirer et les fidéliser ? Du pur hédonisme à la marque « apprenante »… l’imagination est (toujours) au pouvoir !
Communiquer, ce n’est pas uniquement parler. C’est aussi faire des gestes, des sons, des signes, bouger son corps, orienter son regard. Or, encore trop souvent, ces éléments qui relèvent de la sphère non-verbale, ne sont reconnus et valorisés que lorsqu’ils sont accompagnés de mots.
Des dizaines de milliers d’adultes et d’enfants vivant avec un handicap complexe, associant notamment des troubles moteurs, perceptifs, cognitifs ou encore des troubles du développement intellectuel, n’ont pas accès à la parole. Et pourtant, ils communiquent.
La recherche ParticipAAction, qui est présentée sur cet espace multimédia, a pour objectif de mieux comprendre la communication des personnes avec un handicap complexe. Ce travail propose une approche participative et interdisciplinaire visant à créer et analyser un corpus audio-visuel de la communication des personnes filmées dans leur quotidien et dans leur environnement par leurs proches. Les connaissances produites ont permis d’identifier les outils et les contextes qui favorisent la communication mais aussi de valoriser les compétences des personnes concernées et des aidants.
La survenue d’un handicap grave après 50 ans entraîne une dégradation significative des revenus à court terme pour tous les salariés européens. Cette perte peut être largement amortie dans les pays où les systèmes de protection sociale sont généreux et les politiques d’intégration professionnelle efficaces. Alors, quelles disparités entre les pays européens ? Les femmes et les hommes ? Les différents revenus de compensation ?
L’histoire des personnes dites handicapées, sourdes ou malades mentales est peu étudiée sur la longue durée. L’ouvrage comble cette lacune en posant les questions — du Paléolithique jusqu’à nos jours — de l’identification des personnes handicapées, de leurs trajectoires personnelles et collectives, des institutions et des communautés de vie qui les concernent, des sociabilités et des mobilisations collectives dont elles sont à la fois les objets et les sujets. Comme le dit Henri-Jacques Stiker,
En France, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) font figure de repoussoirs. En 2001, 53 % des Français déclaraient en ne pas souhaiter vivre dans un établissement pour personnes âgées dans le futur, ce pourcentage s’élève aujourd’hui à 74 %. Les pouvoirs publics cherchent à promouvoir d’autres formes d’hébergement moins médicalisées. Est-ce une bonne approche ?
Réponse avec Dominique Argoud, professeur des Universités en sociologie, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC).
Depuis toujours, les corps vieillissants des femmes sont malmenés par une société patriarcale qui a figé des images opposant jeunesse et vieillesse, visibilité et effacement.
Des « vieilles laides » de Goya aux sorcières inquiétantes, des grands-mères douces aux vieilles folles excentriques, ces figures hantent nos imaginaires et nos récits, entre beauté, monstruosité, sagesse et menace.
Aujourd’hui, Batoule, Nadine, Raymonde Fernande et toutes les autres, ouvrières, mères isolées, militantes, femmes venues d’ailleurs et femmes tout court, prennent la parole. On les croise chaque jour dans les bus, les files d’attente, les quartiers populaires, dans la queue d’un supermarché ou dans des collectivités. Ces femmes sont les témoins d’un siècle de luttes, de guerres et de changements sociaux.
Parfois elles dérangent parce qu’elles ne se conforment plus aux injonctions d’être rapides, souriantes, ou « utiles » pour la société, parce que vieillir en tant que femme, c’est habiter un corps regardé avec malaise, un corps soumis à des normes sociales qui refusent l’existence en dehors de la jeunesse.
Une exploration du vieillissement des femmes, entre espace intime et enjeu politique où se heurtent inégalités et résistances.
Une série en quatre épisodes, donnant la parole à des chercheuses et chercheurs.
Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) jouent un rôle majeur dans la qualité de l’accompagnement des personnes ayant des besoins d’aide à l’autonomie. Ils accompagnent plus de 600 000 personnes, dont 200 000 nouveaux résidents chaque année. Depuis quelque temps, on parle néanmoins de « crise de qualité » dans le secteur, les scandales ayant dégradé l’image de ces établissements.
Les Ehpad, tant du point de vue de leur organisation que de leur financement, permettent-ils de répondre aux besoins de soins et d’accompagnement des personnes accueillies ?
Anne Penneau, économiste à l’Irdes, est interrogée sur cette question d’actualité. Elle a publié plusieurs travaux sur la qualité des soins en Ehpad, dont le dernier en date, co-écrit avec Sylvain Pichetti, Marc Perronnin, et Blandine Juillard-Condat, porte sur l’impact de l’entrée en Ehpad sur la prescription potentiellement inappropriée de benzodiazépines.
Si un jour nos parents ne sont plus en mesure de vivre chez eux, on les place dans une maison de retraite. Mais qui s’en occupe à notre place ? Des femmes payées pour les laver et les nourrir, mais pas seulement… car il y a aussi l’attention, la présence, le sourire. Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale, pose des questions dérangeantes : peut-on sous-traiter la tendresse dispensée à nos proches ? Pourquoi paye-t-on si mal celles qui s’en occupent ?
L’inclusion est souvent pensée à travers le prisme des politiques de ressources humaines : quotas de recrutement, formations à la diversité, labels de conformité. Mais si l’inclusion se jouait aussi ailleurs, dès la conception des produits et des services qui façonnent notre quotidien ?
Découvrez cet article publié par Jean-Louis Soubret, enseignant-chercheur, CY Cergy Paris Université, dans le média en ligne The Conversation.
La réforme de prise en charge intégrale des fauteuils roulants, qui place l’Assurance maladie en position de financeur unique, entre en vigueur le 1er décembre 2025. Elle remplace un système de financement jugé complexe pour les fauteuils roulants les plus coûteux qui imposait jusqu’ici de mobiliser plusieurs financeurs.
A cette occasion, l’Irdes publie une étude comparative qui situe la France dans un panorama européen des dépenses publiques consacrées aux aides techniques – fauteuils roulants, aides auditives et aides visuelles – et des restes à charge supportés par les usagers. Cette étude permet aussi de décrire les récentes évolutions des politiques de financement en Angleterre, en Belgique et en Suède, qui font l’objet de trois monographies détaillées.
Le groupe familial formé par les frères et sœurs constitue un objet de recherche encore peu étudié dans le contexte des vieillesses et du vieillissement. Il apparaît certes au détour de nombreuses problématiques, en particulier en matière d’aide apportée à leurs parents ou de transmission de patrimoine. Mais les fratries, ou adelphies, sont peu analysées sous l’angle de leurs dynamiques et du rôle qu’elles peuvent jouer en tant que groupe social. C’est ce que font les recherches rassemblées dans cette lettre.
Réponse avec Cathy DISSLER, docteure en langue et littérature françaises,
Jérôme Aust, directeur de recherche à Sciences Po et spécialiste des politiques de la recherche, revient sur les 20 ans de l’Agence nationale de la recherche (ANR). Créée en 2005 après la crise du mouvement Sauvons la recherche, cette agence est devenue l’acteur central du financement scientifique en France. Dirigée par d’anciens chercheurs et appuyée sur des comités d’évaluation, elle sélectionne les projets selon des critères d’excellence. Jérôme Aust met en évidence la transformation progressive de la gouvernance scientifique : d’un système centralisé entre les mains d’une élite de « patrons » dans les années 1960, elle est devenue un modèle compétitif fondé sur des appels à projets, particulièrement sélectifs. L’autonomie des équipes dépend désormais de leur capacité à obtenir ces financements, notamment en biomédecine. Dans ces transformations, ce sont les profils des dirigeants, mais aussi les formes du gouvernement de la recherche lui-même qui se redéfinissent.
Les études consacrées à la sexualité des jeunes en situation de handicap physique, sensoriel, intellectuel ou mental restent trop peu nombreuses. Il est pourtant crucial de mener des recherches pour, et avec, ce public afin d’appréhender au mieux leurs besoins et spécificités dans la sphère intime et de mener des actions de prévention, notamment contre les violences sexuelles et le risque d’infections sexuellement transmissibles.
Un article de Noëline Vivet, Elise de La Rochebrochard et Philippe Martin, chercheuses et chercheur en santé publique publié dans le média en ligne The Conversation
Viviane ANDRÉ, architecte et urbaniste, s’intéresse à l’adaptation de l’habitat existant, par des personnes vieillissantes, dans les petites villes et espaces ruraux. Elle observe la façon dont les habitant·es occupent et transforment leurs espaces de vie, en considérant plusieurs échelles : la maison, la parcelle, la rue, le village et le grand paysage. Ses travaux permettent notamment de compléter les théories du rétrécissement de l’espace de vie avec l’âge.
Et si la science n’était pas qu’une affaire de spécialistes ? Des milliers de citoyens et citoyennes participent déjà à la recherche, en comptant des oiseaux, en photographiant des plantes ou en classant des galaxies. Mais derrière cette promesse d’une science ouverte à tous, se cachent aussi des limites et des critiques.
Pour creuser cette question, Aymeric Luneau, Élise Demeulenaere, Stéphanie Duvail, Frédérique Chlous et Romain Julliard ont ainsi choisi d’étudié les évolutions des ambitions des sciences citoyennes, ou sciences participatives, entant que programme de recherche.
Ils et elles nous livrent leurs analyses dans leur article « Le tournant démocratique de la citizen science : sociologie des transformations d’un programme de sciences participatives », publié en 2021 dans la revue Participations.
Dans cet épisode d’Avides de Recherche, on explore donc l’histoire des sciences participatives, leurs promesses, leurs contradictions… et ce qu’elles peuvent vraiment changer pour la science et pour la démocratie.
Cet ouvrage collectif étudie les politiques menées en direction des personnes handicapées en Côte-d’Ivoire et au Cameroun durant le demi-siècle passé. S’appuyant sur des données empiriques et des témoignages oraux, les contributeurs ont abordé les situations particulières qui touchent les personnes handicapées dans ces deux pays. Cela concerne, la législation, l’éducation inclusive, l’emploi, la participation politique, la qualité de vie et les préjugés.
Au moment où la communauté internationale célèbre, en cette année 2025, le cinquantième anniversaire de la Déclaration des droits des personnes handicapées, ce document fait des recommandations pour l’amélioration des conditions de vie de cette catégorie sociale.
Avec l’entrée dans le grand âge des membres de la génération du baby-boom, la France fait face à une augmentation considérable des besoins d’accompagnement. Les politiques publiques misent sur le maintien à domicile, mais cette orientation repose largement sur l’aide des proches (conjoints, enfants, petits-enfants), dont la disponibilité risque de diminuer. Les personnes âgées veulent-elles vraiment dépendre de leur entourage pour rester à domicile ? Et leurs proches le souhaitent-ils ?
Découvrez cet article publié dans le média The Conversation par Anaïs Cheneau, chercheuse en économie de la santé, Université Paris Cité, Jonathan Sicsic
maître de conférences en sciences économiques, chercheur associé au Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP), Université Paris Cité et Thomas Rapp, economiste de la santé, Université Paris Cité.
Convoquer la linguistique pour évoquer sa fonction d’aidante ou d’aidant – sa place auprès du proche qu’on accompagne, la façon dont on nomme la maladie qui l’affecte, les liens qui nous unissent… –, c’est l’objet d’une recherche participative originale menée par des linguistes auprès d’aidantes de malades d’Alzheimer.
Découvrez cet article publié dans le média The Conversation par Frédéric Pugniere-Saavedra, maître de conférences en sciences du langage à l’Université Bretagne Sud (UBS).
Quelles réalités recouvre l’emploi intérimaire dans le secteur médico-social en 2025 ? Une recherche exploratoire auprès de professionnels permet de dresser un premier panorama du phénomène.
Un article publié par Laura Beton-Athmani
attachée de recherche à l’IRTS PACA Corse, chercheuse associée au LEST, Aix-Marseille Université (AMU), dans le média en ligne The Conversation.
La catégorie d’autisme est le produit d’une construction historique et sociale, et d’un ensemble de luttes pour la délimiter, la définir et proposer un accompagnement le plus adapté possible des personnes concernées.
Quelles sont les conditions sociales de l’émergence de la catégorie, de son évolution et de ses transformations ? Quelles sont les conceptions –; biologiques, psychologiques, environnementales, politiques –; concurrentes et/ou complémentaires de l’autisme ? Quelles sont les tensions socio historiques autour de la définition d’un » bon accompagnement » ? Comment des politiques publiques spécifiques à l’autisme émergent-elles et quelles formes prennent-elles ? Comment l’autisme est-il construit et perçu comme étant genré ?
Cet ouvrage exploite toutes les ressources offertes par les sciences sociales pour éclairer les enjeux liés à l’autisme.
Federico BIETTI, sociologue, s’intéresse aux dynamiques de libéralisation de l’offre en EHPAD, suite aux réformes amorcées avec la création des Agences régionales de santé (ARS) en 2009. Il interroge notamment le phénomène de concentration de la gestion des EHPAD sur de plus grands opérateurs (élargissement et fusion d’opérateurs).
Découvrez en détail les principaux résultats de ce projet de recherche en consultant le rapport complet.
Ce rapport contribue à l’émergence d’un questionnement public autour des conditions résidentielles des personnes handicapées, enjeu jusqu’alors grandement invisibilisé ; il participe à l’émergence d’études ou d’initiatives
associatives ou militantes en faveur d’une meilleure prise en considération des
conditions de logement des personnes handicapées ;
Le rapport documente au plus près des situations individuelles les conséquences d’une approche uniquement compensatoire du handicap, fondée sur la différence entre des besoins et des situations, pour mettre en avant les effets transformateurs d’une approche fondée sur l’accessibilité universelle, rendant l’ensemble de la chaîne de déplacement accessible à tous et toutes.
Nous avons tous des biais, qu’ils soient positifs ou négatifs, lorsque nous analysons les situations et les personnes qui nous entourent. Qu’on le veuille ou non, ces biais psychologiques, aussi appelés attitudes, sont incrustés dans notre cerveau et influencent tant nos décisions que nos comportements au quotidien. Les cliniciens ne sont pas à l’abri d’attitudes défavorables, notamment à l’égard de leurs patients.
Découvrez cet article publié par Matthieu P. Boisgontier, professor, Faculty of Health Sciences, L’Université d’Ottawa, dans le média en ligne The Conversation.
Vieillir est souvent synonyme d’âgisme, une discrimination particulièrement marquée envers les personnes âgées, et surtout les femmes. Pourquoi cette forme de rejet est-elle encore largement tolérée ? Quels impacts cela a-t-il sur notre société et notre regard sur le vieillissement ?
Avec Alexia Soyeux, autrice et créatrice du podcast « Présages », Fiona Schmidt, auteure, journaliste et Georges Vigarello, historien, philosophe, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales.
À Bègles (Gironde), près de Bordeaux, une vingtaine de seniors ont créé Boboyaka, une coopérative d’habitat participatif. En quête d’autonomie et de solidarité, ils veulent expérimenter une autre façon de vieillir et proposent une alternative citoyenne aux modèles classiques de logement des aînés. Entre obstacles administratifs et aventure humaine, ce projet se transforme en laboratoire pour tous les seniors qui souhaitent vieillir autrement.
Découvrez cet article publié sur le site The Conversation par Guy Tapie et Fanny Gerbeaud, sociologues.
Comment adapter son enseignement à des groupes hétérogènes, incluant des étudiants aux parcours variés, neuro-atypiques ou en situation de handicap ?
Pour en parler, 3 témoignages : Emmanuel Sylvestre, directeur du Centre de soutien à l’enseignement de l’UNIL, nous présentera les principes de la conception universelle de l’apprentissage comme levier d’inclusion. Puis Pierre-Yves Baudot, enseignant-chercheur en sociologie, reviendra sur une enquête menée auprès d’étudiants en situation de handicap à l’université Paris Dauphine – PSL. Enfin, Alype, étudiant présent lors de cette journée, partagera son vécu et ses difficultés dans son parcours universitaire.
CNRS Sciences humaines et sociales publie pour la première fois un document prospectif qui présente les orientations scientifiques clés pour ces prochaines années sur une diversité de thématiques, parmi lesquelles « Ages de la vie » (page 30), « Handicap et perte d’autonomie » (page 132) et « Sciences partagées » (page 182). Cet exercice de prospective permet de présenter la recherche en sciences humaines et sociales, ses dynamiques présentes et à venir, ses besoins, et ses apports. Ce document s’adresse tout autant à la communauté scientifique qu’aux acteurs publics et de la société civile qui financent la recherche. Quelles priorités pour la recherche sur le handicap et le grand âge demain ?
Contrairement à un cliché tenace, à l’approche de l’été, les familles ne s’empressent pas de déposer leurs proches âgés en maison de retraite pour partir en vacances. Pourtant, l’idée d’un entourage égoïste persiste, entretenu par les médias et les politiques au fil de crises, comme celle de la canicule de 2003. Les recherches sur les solidarités familiales dessinent une tout autre histoire. Comment expliquer son invisibilisation ?
Réponse dans cet article de Christophe Capuano, historien, publié sur le site The Conversation.
Coordonné par trois sociologues spécialistes du handicap – Mathilde Apelle (Université Paris 1), Aurélie Damamme (Université Paris 8), Efthymia Makridou (Université d’Egée)- cet ouvrage collectif met en lumière les enjeux d’une approche sociale du handicap dans le champ de la santé. A partir de réflexions théoriques et d’études du cas dans différents services de santé en Grèce et en France, il pointe les difficultés de changer de paradigme dans un contexte de réduction des dépenses de soin. Néanmoins, il rend compte d’ expériences originales pour dépasser le modèle biomédical du handicap.
La reconnaissance de la capacité juridique comme droit humain suscite depuis vingt ans une vive controverse sociale et scientifique portant sur l’abolition des mécanismes légaux de prise de décision substitutive (soins forcés, tutelle, curatelle…). À travers le développement d’une démarche de recherche participative, cet ouvrage examine l’émergence de ce débat dans le contexte international ainsi que son appropriation dans le cadre français et explore les tensions entre l’affirmation d’un idéal utopique et sa difficile domestication dans la vie sociale. Loin de réduire le langage des droits humains à une idéologie abstraite, comme le font parfois les sciences sociales, ce livre développe une sociologie affirmative originale qui conjugue recherches empiriques et quête sociale d’une meilleure considération des plus vulnérables. Ce faisant, il éclaire les conditions anthropologiques, politiques et cliniques de l’avènement d’un idéal, en même temps que sa portée transformatrice.
Benoît Eyraud est enseignant-chercheur à l’université Lumière Lyon 2, Benoît Eyraud mène des travaux de recherche qui se situent à l’articulation des enjeux de la sociologie du droit, des vulnérabilités et des mouvements sociaux. Depuis 2015, il anime une démarche de recherche-action participative qui porte sur « l’exercice des droits et libertés des personnes en situation de handicap », ouvrant la voie à une sociologie des droits humains.
Découvrez le dernier numéro ode la lettre de recherche sur le vieillissement de l’ILVV, produite par la Cnav.
En 2018, la ministre du Travail française déclarait : « Nul n’est inemployable ! », tandis que la secrétaire d’État aux personnes handicapées affirmait : « Tout le monde est employable ». Malgré ces déclarations répétées des décideurs publics sur leur volonté d’inclure les personnes handicapées sur le marché du travail, celles-ci restent largement en marge de l’emploi. Comment expliquer cette difficulté à développer l’inclusion des personnes handicapées en France, alors que des pays comme la Suède y parviennent ?
Cet ouvrage propose une analyse comparative des politiques publiques françaises et suédoises pour éclairer cette situation. Bien que la France et la Suède revendiquent toutes deux un État-providence fort, elles diffèrent dans leur conception de la place et des rôles des personnes handicapées dans la société. Ces différences se manifestent par des approches contrastées des modèles d’autonomie, d’inclusion et de protection.
Découvrez le dernier ouvrage de la sociologue Fanny Jaffrès.
Par l’adjectif « extraordinaire », il s’agit d’identifier et d’explorer les situations inédites auxquelles la société en général et les professionnels en particulier ont à faire face. Ces situations, en devenant numériquement plus importantes, ou en posant problème, acquièrent une visibilité qu’elles n’avaient pas jusqu’alors. Certaines populations sont amenées à vieillir ou à être accompagnées dans des lieux, à travers des dispositifs, qui n’ont pas été pensés pour elles. Parfois, leur âge ne leur permet pas d’être considérées comme des « personnes vieilles » socialement ou administrativement. Elles se retrouvent ainsi à la croisée de plusieurs secteurs d’action publique. Ce faisant, les vieillissements extraordinaires mettent à mal « l’ordre commun », c’est-à-dire les réponses ordinaires proposées par la société.
En bousculant l’ordinaire, l’extraordinaire peut-il faire évoluer les dispositifs publics et professionnels dont le fonctionnement ordinaire est mis à mal ?
Depuis plus de soixante ans, l’Unapei place la recherche au cœur de son engagement. Pour encourager les travaux universitaires de qualité sur les thématiques liées au handicap intellectuel, l’Unapei orchestre le Prix de recherche Pierre Lagier.
Trois mémoires de Master 2 Recherche seront récompensés pour leur excellence académique, leur pertinence et leur ancrage dans les réalités vécues par les personnes en situation de handicap. Les lauréats recevront une dotation financière de 2000 à 5000€.
Les mémoires présentés devront porter sur des problématiques relatives au handicap intellectuel. Ils pourront traiter de sujets variés : autodétermination, vieillissement, situations complexes, engagement associatif, politiques publiques, ou encore histoire du handicap. Une attention particulière sera portée aux projets intégrant une dimension participative.
Date limite de candidature : 30 septembre 2025.
La cause ? La cause : elles sont moins portées à négocier des arrangements personnalisés ou des « i-deals » (Idiosyncratic Deals Employees) avec leur (futur) employeur.
Un article de The Conversation, par Sophie Hennekam.
Le concept de « capacités intrinsèques », défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), se concentre sur les facultés – sensorielles, psychologiques ou motrices – restées intactes chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle approche prometteuse pour cette pathologie, comme pour le vieillissement en bonne santé.
Un article publié par The Conversation.
Dans un monde qui fait la part belle à la performance et à la concurrence, les personnes les plus fragiles sont-elles prises en compte ? Si l’on n’a jamais autant parlé d’inclusion, si la pandémie de Covid-19 nous a collectivement placés face à nos fragilités, la vulnérabilité reste stigmatisée.
Or, c’est en considérant ce que traversent les personnes malades et précaires que l’on peut élaborer des politiques de prévention qui bénéficient à tous, explique la philosophe Cynthia Fleury, professeur titulaire de la chaire Humanités et Santé du Conservatoire national des arts et métiers et titulaire de la Chaire de philosophie à l’hôpital (GHU Paris Psychiatrie et neurosciences). Autrice de la Clinique de la dignité et du Soin est un humanisme, elle plaide pour une « société du care ». Entretien.
En 2018, la ministre du Travail française déclarait : « Nul n’est inemployable ! », tandis que la secrétaire d’État aux personnes handicapées affirmait : « Tout le monde est employable ». Malgré ces déclarations répétées des décideurs publics sur leur volonté d’inclure les personnes handicapées sur le marché du travail, celles-ci restent largement en marge de l’emploi. Comment expliquer cette difficulté à développer l’inclusion des personnes handicapées en France, alors que des pays comme la Suède y parviennent ?
Entretien avec Jingyue Xing-Bongioanni, sociologue au Clersé à l’Université de Lille spécialiste en sociologie du travail et de l’emploi, ainsi qu’en politique de santé et de la dépendance. En particulier, elle s’intéresse aux professionnels qui accompagnent les personnes âgées, à leur trajectoire professionnelle ainsi qu’à leurs conditions de travail. Ses travaux et son expertise lui permettent de formuler des recommandations en matière de politique publique dans le secteur du soin et de l’autonomie. Jingyue Xing-Bongioanni participe à de nombreux projets de recherche sur les Ehpad pour lesquels elle mobilise dans ses enquêtes de terrain les méthodes quantitatives et qualitatives (notamment le projet KAPPA financé dans le cadre du PPR Autonomie).
La loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées crée un bouleversement dans la prise en charge des élèves à besoins particuliers. La fonction de l’AESH contribue à compenser le handicap de l’élève a n qu’il puisse suivre sa scolarité au plus près des conditions ordinaires. Nous pouvons catégoriser ses missions en trois pôles d’intervention, à savoir : accompagner des élèves dans les actes de la vie quotidienne,
accompagner les élèves dans l’accès aux activités d’apprentissage (éducatives, culturelles, sportives, artistiques ou professionnelles) et enfin, accompagner des élèves dans les activités de la vie sociale et relationnelle.
Nous souhaitons aborder cet accompagnant au travers du travail de care. S’intéresser au travail de care des AESH, c’est rendre visible une partie de leur travail, discret voire invisible, mais indispensable à l’inclusion en actes.
Par une recherche ethnographique de type sociologique dans trois établissements scolaires (école, collège et lycée professionnel), auprès de six AESH sur une période de deux ans, nous tentons de mettre au jour les modalités de ce travail de care des AESH.