Actualités du PPR

L’équipe d’animation scientifique se renouvelle

Partager sur

L’année 2026 du PPR Autonomie est notamment marquée par l’évolution de ses missions d’animation scientifique, et son équipe dédiée se renouvelle progressivement. Léonore Baladi, qui a rejoint le programme en février, est chargée des actions à destination des chercheuses et chercheurs en début de carrière. Tom Tallieu, qui a pris ses fonctions à la fin du mois d’août, endosse la responsabilité du développement d’un projet interinstitutionnel d’envergure : l’Agora de l’autonomie. Un poste reste à pourvoir, pour le soutien au pilotage, l’administration et la communication institutionnelle du programme.

Portraits photo de Léonore Baladi et Tom Tallieu

Fin 2024, le PPR Autonomie accueillait une nouvelle direction scientifique : le sociologue spécialiste du vieillissement Vincent Caradec (CeRIES, Université de Lille III) et l’historien spécialiste du handicap Gildas Brégain (ARENES, CNRS, EHESP). En concertation avec l’équipe d’appui à la recherche, ils ont progressivement donné une nouvelle impulsion à l’animation scientifique, que celle-ci soit à destination des projets financés par le programme ou, plus largement, engagée pour le développement du champ de recherche de l’autonomie et de ses liens avec la société civile.

Alors que Marie Assaf et Marianne Vigneulle se lançaient vers de nouveaux horizons professionnels, l’équipe a accueilli une collaboratrice et un collaborateur qui ont acté ce tournant et qui lui donnent peu à peu sa forme concrète.

Soutenir et accompagner la jeune recherche – Entretien avec Léonore Baladi

Dessin à la plume représentant une jeune personne assise devant un écran.
PPR Autonomie – Bonjour Léonore ! Tu as rejoint l’équipe d’animation scientifique au mois de février. Quel parcours t’a menée jusqu’au PPR ?

Léonore Baladi – Après mes études en Santé publique, je me suis directement orientée vers l’administration de la recherche. Avant le PPR, je travaillais à l’IReSP. Par le biais d’appels à projets, j’assurais le suivi administratif des projets de recherche sur les addictions. J’animais aussi des événements scientifiques pour mettre en avant les projets financés. Mon périmètre d’action se rapprochait de mes missions actuelles au PPR Autonomie, et comme mon ancienne structure finançait également des projets de recherche sur l’autonomie, cela m’a donné l’envie de poursuivre mon parcours dans ce champ.

PPR Autonomie – Tu es chargée des actions à destination de la jeune recherche dans le champ de l’autonomie. Quels sont les principaux enjeux auxquels tu dois répondre ?

Léonore Baladi – Pour la jeune recherche, j’ai de réelles ambitions à soutenir les jeunes chercheuses et chercheurs et à leur donner davantage de visibilité auprès des communautés de recherche et du grand public. L’enjeu principal est d’identifier les principaux besoins et d’y répondre sans que cela vienne surcharger les jeunes chercheurs et chercheuses. Un autre des enjeux identifiés est de réussir à renforcer la communauté de la jeune recherche du champ de l’autonomie, en organisant des rencontres et temps d’échanges.

Je reste bien sûr toujours à l’écoute des retours ou propositions de la part de la jeune recherche pour les accompagner au mieux.

PPR Autonomie – Peux-tu nous parler des actions que tu as mise en œuvre, et de celles que tu penses développer à l’avenir ? Est-ce qu’il y en a une que tu trouves particulièrement stimulante ?

Léonore Baladi – Depuis mon arrivée au PPR Autonomie en février, plusieurs actions ont été mises en œuvre et seront renouvelées pour cette année. Les guichets d’aides financières pour la mobilité à l’étranger ou la traduction sont nos actions les plus récurrentes pour la jeune recherche. Elles sont développées pour encourager l’internationalisation de la recherche.

En juin dernier, j’ai aussi organisé la seconde résidence d’écriture pour la jeune recherche. Cette action est d’ailleurs celle qui m’a le plus stimulée. Pendant une semaine, une petite vingtaine de jeunes chercheurs et chercheuses se sont réunis à Saint-Germain-en-Laye pour avancer sur leurs articles et/ou chapitres de thèse. Des ateliers d’écriture et de relecture étaient également organisés, en plus des moments d’échanges informels. Ce fut un réel succès.

Pour les prochains mois, deux projets sont en cours de développement. Je peaufine actuellement le lancement d’un podcast pour donner la parole à la jeune recherche. Les invité·e·s nous parleraient soit de leurs recherches, soit de leur expérience de jeune chercheur·euse. J’ai hâte que ce projet voie le jour !

En parallèle, je réfléchis aussi à organiser une série de webinaires autour de l’insertion professionnelle après avoir réalisé un doctorat, dans le monde de l’ESR (enseignement supérieur et de la recherche) ou dans d’autres environnements.

PPR Autonomie – L’équipe est habituée à des collaboratrices et collaborateurs polyvalents et enthousiastes, qui tendent à étendre le périmètre de leurs missions… Est-ce que tu as d’autres projets en perspective, au-delà de ce que tu mets en place pour les chercheurs et chercheuses en début de carrière ?

Léonore Baladi – Bien sûr. Je ne peux pas tout révéler, mais je suis convaincue que le développement de nouveaux projets est essentiel à la vie du PPR Autonomie. Une collaboration arts-sciences, par exemple, aurait toute sa place au sein des actions du programme. La valorisation des projets financés reste également une priorité, d’autant plus que leurs résultats se dessinent après les cinq années de financement. D’ailleurs de nombreux chercheurs et de nombreuses chercheuses en début de carrières contribuent également à ces projets.

Renforcer les liens sciences-sociétés – Entretien avec Tom Tallieu

Visuel de présentation : sur fond blanc cassé, titre "Liens sciences-société ?" Une ligne fine relie une icône de lettre dans une enveloppe à une icône d’œil observant un document.
PPR Autonomie – Bonjour Tom ! Ton arrivée au sein de l’équipe est encore fraîche puisque tu as embauché à la fin du mois d’août, pour contribuer au lancement et au développement d’un projet qui dépasse le cadre du seul PPR Autonomie : l’Agora de l’autonomie, un dispositif interinstitutionnel dédié au renforcement des liens sciences-sociétés dans le champ de recherche du handicap et du vieillissement. Qu’est-ce qui t’a mené jusqu’à cette initiative ?

Tom Tallieu – J’ai suivi un parcours en communication publique et politique, avec un master à l’European Communication School. J’ai ensuite travaillé dans des environnements institutionnels assez variés : l’Assemblée nationale, le Conseil de Paris, la Direction générale du travail, et des institutions à Bruxelles, Vienne et Londres.

En parallèle, je me suis investi dans le milieu associatif sur les questions de formation, d’autoreprésentation et d’autodétermination. C’est là que la question des liens sciences-sociétés a commencé à m’intéresser concrètement. Je voyais bien que les connaissances existaient, mais qu’elles circulaient mal entre celles et ceux qui les produisent et celles et ceux qu’elle concerne. Quand j’ai vu l’offre d’emploi de responsable du développement de l’Agora de l’autonomie, j’ai retrouvé exactement cette question, appliquée au champ du handicap et du vieillissement et c’est un projet à construire, ce qui rend la mission d’autant plus stimulante.

PPR Autonomie – Il y a déjà eu un peu de communication autour de ce dispositif, notamment via la restitution d’une étude de faisabilité. Tu as pris connaissance du projet, qui en est à ses prémisses. Comment résumerais-tu ses principaux enjeux ?

Tom Tallieu – L‘étude de faisabilité a permis de dégager sept constats, à partir d’une consultation en ligne, d’entretiens et d’une analyse documentaire. Ce qui en ressort, c’est un intérêt réel et partagé pour renforcer mes liens sciences-sociétés, mais des connaissances issues de la recherche encore peu mobilisables, des difficultés à entrer en contact puis à collaborer, des acteurs du lien souvent isolés et peu reconnus, et un dialogue avec la décision publique qui reste à construire. Des initiatives existent déjà, portées par des chercheurs, des associations, des institutions ou des collectifs citoyens, mais elles sont dispersées et peu reliées entre elles.

L’enjeu de l’Agora n’est donc pas d’ajouter une initiative de plus. Il s’agit plutôt de proposer un cadre souple qui relie et valorise ce qui existe, tout en complétant les manques qui seront relevés. C’est ce que résume assez bien l’idée de faire maison commune, avec toutes les parties prenantes.

PPR Autonomie – À quoi sera consacrée cette première année de développement ?

Tom Tallieu – Principalement à passer de l’étude au concret. Plusieurs chantiers avancent en parallèle. Le premier, c’est la consolidation du partenariat entre le PPR Autonomie, la FIRAH et la Fedrha, et la définition du cadre de gouvernance du dispositif. Le deuxième, c’est la poursuite de la coconstruction : la consultation ne s’arrête pas avec la remise de l’étude, et le dispositif doit continuer à se déployer avec ses futurs acteurs et usagers. Enfin, il y a la question de la pérennité du dispositif au-delà de la vie du PPR Autonomie. Elle se prépare dès maintenant.

PPR Autonomie – Quels sont les missions qui te stimulent le plus – et celles qui te semblent les plus délicates à mener à bien ?

Tom Tallieu – Ce qui me stimule le plus, c’est la partie rencontre et coconstruction. Aller voir les acteurs du champ, comprendre comment ils travaillent, et concevoir le dispositif avec eux plutôt que pour eux. L’axe consacré à l’animation d’une communauté professionnelle des métiers du lien sciences-sociétés me tient particulièrement à cœur, parce qu’il répond à un besoin très concret exprimé pendant la consultation.

Le plus délicat, c’est l’écart entre l’ampleur des attentes et les moyens d’un dispositif qui démarre. Je pense aussi à l’accessibilité : sur un dispositif qui s’adresse à ce public-là, elle ne peut pas être ajoutée à la fin, elle doit structurer la conception dès le départ. C’est exigeant, mais c’est aussi ce qui donne son sens au projet.

Épauler la direction scientifique : un poste à pourvoir !

Texte "on recrute" en bleu sur fond jaune pâle.

Après cinq années de service lors desquelles elle a accompagné le lancement et l’essor du PPR Autonomie, c’est également Claudia Marquet, cheffe de projet, qui poursuit à présent sa carrière professionnelle dans de nouvelles fonctions.

Le programme cherche donc son ou sa future chargé·e d’aide au pilotage opérationnel. Épauler la direction scientifique, s’assurer de la bonne gestion administrative et financière du programme, mettre en œuvre la communication institutionnelle : découvrez toutes les missions du poste et candidatez pour rejoindre l’équipe !

Actualités sur le même thème

PPR - Autonomie Aller au contenu principal