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Publication de l’appel à projets sur les défis 3 et 4

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Second temps fort du PPR Autonomie, l’appel à projets portant sur les défis 3 et 4 a été publié par l’ANR le 7 novembre. 19 millions d’euros sont prévus pour le financement de projets de recherche novateurs sur l’autonomie.

Un appel à projets pour deux défis : analyser le présent pour imaginer l’avenir et innover au service de l’autonomie

L’Agence nationale de la recherche (ANR) vient de publier ce 07 novembre le texte du second appel à projets du PPR Autonomie. Doté d’un budget de 19 millions d’euros, cet appel vise à donner un coup d’accélérateur à la recherche sur les questions d’autonomie (handicap et vieillissement) autour des défis identifiés par le Conseil scientifique : analyser le présent pour imaginer l’avenir et innover au service de l’autonomie.

Consulter la page de l’appel à projets sur le site de l’ANR.

Plus précisément, pour le défi 3, il s’agit d’abord d’analyser les contextes, les situations et les expériences de l’autonomisation et de la réduction de l’autonomie, à la fois du point de vue des facteurs institutionnels et contextuels (les conditions de vie, d’emploi, d’habitat, les équipements publics et privés, le tissu associatif, l’accès aux politiques sociales et sanitaires, etc.), du point de vue des individus, de leurs caractéristiques (genre, appartenance sociale, ethnique, orientation sexuelle, etc.) et du point de vue de leurs histoires personnelles (naissance, maladies, accidents, transitions d’âge).

L’objectif est d’interroger les conséquences des transformations des configurations de vie (environnements micro – meso – macro ; physiques, technologiques et sociaux ; présence ou absence d’aidants informels et professionnels ; déménagements volontaires ou subis, etc.) sur le sentiment d’être autonome et sur la capacité d’agir et de choisir des personnes concernées par le handicap, les effets du vieillissement, ou les deux.

Par ailleurs, pour le défi 4, il s’agit d’étudier la conception, la réception et les usages de dispositifs et expérimentations innovants (existants ou non, qu’ils soient technologiques, sociaux, organisationnels, etc.) en matière de compensation, suppléance, d’adaptation de l’environnement et d’accompagnement humain des personnes en vue de leur autonomie. Quels que soient les domaines de la vie sociale et les activités qu’elles ciblent, les dispositifs et expérimentations innovants virtuels ou réels qui sont visés par cet appel impliqueront autant que possible la participation d’usagers depuis leur conception jusqu’à leur évaluation.

Il s’agira en particulier d’en évaluer les effets sur les situations de handicap et de perte d’autonomie, en termes de préservation et d’activation de l’autonomie et de l’autodétermination considérant toutes ses composantes (fonctionnelle, matérielle, citoyenne, relationnelle, etc.), à la fois pour la personne elle-même, mais également ses proches, les professionnels, et son utilité à terme pour la population générale.

Un appel à forte visée transformatrice

Cet appel à projets ambitionne de renouveler les regards, les méthodes et les solutions portés par la recherche sur les questions d’autonomie en lien avec le vieillissement et les situations de handicap : renouvellement et ouverture des communautés, des thématiques, des théories, des méthodologies, etc. Il est également attendu de dépasser les approches cliniques, médicales ou médico-technologiques à la faveur d’approches plus larges intégrant les dimensions collectives des situations de handicap et des processus de vieillissement.

Poursuivant cette ambition, il est attendu des consortia qu’ils inscrivent leurs projets dans des approches interdisciplinaires : plus qu’un simple empilement d’approches disciplinaires, il est recherchée une réelle collaboration visant à identifier et mettre en œuvre les apports de chaque discipline au projet.

Il est également attendu des consortia qu’ils explicitent la manière dont la question de l’autonomie sera conçue, travaillée et interrogée, quelles que soient les autres questions scientifiques traitées dans les projets.

Les consortia sont invités à nouer les relations et à s’inscrire dans les réseaux internationaux susceptibles de nourrir leurs travaux tout au long de la réalisation de leur recherche. L’objectif recherché est d’inscrire les travaux dans la discussion scientifique internationale, de renforcer la capacité de comparer, comprendre et interpréter l’« approche française » des sujets liés à l’autonomie des personnes en situation de handicap ou avançant en âge.

Egalement, une collaboration avec des parties prenantes du champ de l’autonomie (personnes concernées, aidants familiaux et professionnels, associations, gestionnaires, collectivités, etc.) est souhaitée, afin notamment d’inscrire la production de connaissances nouvelles dans une demande sociale et de faire vivre une recherche participative à l’écoute des besoins de la société.

Enfin, en collaboration avec l’équipe projet du PPR Autonomie, les lauréats de ce second appel à projets seront invités à travailler ensemble, partager leurs expériences, réflexions, pratiques de recherche et résultats tout au long de la vie du programme. L’objectif est de conduire une animation scientifique transversale aux projets financés pour produire un « effet programme » et aller au-delà du simple financement de projets.

Les modalités de sélection

Le texte de l’appel à projet a été publié ce 07 novembre 2022 et se clôture le 17 mars 2023. Les projets de recherche financés dans le cadre de cet appel auront une durée de 3 à 5 ans. Le montant de l’aide allouée varie de 1 à 3,5 millions d’euros maximum par projet. Tous les projets devront inclure un volet « formation par la recherche », en finançant des masteriens, doctorants et post-doctorants chargés de la réalisation du projet de recherche.

L’évaluation des projets se fera sur la base de cinq critères principaux : l’inscription dans l’objectif général de l’appel, l’excellence scientifique, la qualité du consortium, l’organisation et les moyens mobilisés ainsi que l’impact espéré du projet (plus de détails, dans la section 4.3 du texte).

Le Conseil scientifique du PPR Autonomie qui a rédigé le texte de l’appel ne sélectionne pas les lauréats, les différents projets proposés seront évalués par un jury scientifique international et indépendant – et devront donc être rédigés en anglais. Les membres du jury sont choisis par l’ANR. Celui-ci proposera une liste de projets qu’il recommande pour financement au Secrétariat Général pour l’Investissement (SGPI). Le Premier ministre, après avis du SGPI, arrêtera la décision concernant les bénéficiaires et les montants accordés.

Un webinaire de présentation de l’appel le 9 décembre et des ressources à votre disposition issues des travaux préparatoires

Afin d’accompagner les personnes qui souhaiteraient répondre à l’appel à projets et qui auraient des questions sur le texte de l’appel, les attendus, les modalités de sélection, etc., le PPR Autonomie organise avec l’ANR un webinaire le 9 décembre de 9h30 à 12h30 : m’inscrire au webinaire.

Sans attendre le webinaire, vous pouvez d’ores et déjà consulter les nombreuses ressources mises à disposition par le PPR Autonomie pour vous accompagner dans votre réponse à l’appel.

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) avait été publié au février dernier par l’ANR pour préparer la publication de l’appel.

Suite cet AMI, des ateliers préparatoires ont été organisés au printemps dans lesquels de nombreux sujets ont été abordés, tels que l’interdisciplinarité, la recherche participative, les processus d’innovation dans le cadre des living labs ou encore le concept d’autonomie. Ces ateliers ont également permis de présenter les modalités de dépôt et de sélection des projets par l’ANR, ou d’avoir un retour d’expérience des lauréats du 1er appel autour du montage de leur projet.

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Publication d’un appel à manifestation d’intérêt

L’ANR a publié le 18 février un appel à manifestation d’intérêt (AMI) préparatoire au second appel à projets du PPR Autonomie. Cet appel portera sur les défis 3 et 4 du programme. Les chercheurs ont jusqu’au 28 mars pour envoyer leur lettre d’intention.