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Aides financières aux missions « jeune recherche » à l’étranger : retour sur les premiers déplacements

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En mars 2026, le PPR Autonomie, en partenariat avec la Fedrha (Fédération pour la recherche sur le handicap et l’autonomie) et l’ILVV (Institut de la Longévité, des Vieillesses et du Vieillissement), a lancé la première campagne de candidatures à un nouveau dispositif d’aide au financement de missions à l’étranger pour les chercheurs et chercheuses en début de carrière (en doctorat, post-doctorat ou non-titulaires).

Léonore Baladi, chargée des dispositifs d’appui à la jeune recherche dans le champ de l’autonomie, dresse un premier bilan de cette action. Découvrez les coulisses de l’internationalisation des carrières scientifiques !

Image d'illustration : photographie de montgolfières s'élevant dans un ciel bleu azur.

A propos

Cette aide financière vise à faciliter les déplacements à l’étranger des jeunes chercheurs et chercheuses, afin qu’ils et elles puissent participer à des événements scientifiques (congrès, colloques, école d’été ou d’automne, etc.) ou effectuer des missions de terrain (recueil de données par des observations, entretiens, dépouillement d’archives, etc.).

Les conditions d’éligibilité sont détaillées sur la page du site internet dédiée à l’action.

Le profil des bénéficiaires

Pour cette première session, onze candidatures ont été déposées. Un comité de sélection constitué de six membres (composé de chercheurs et chercheuses titulaires) s’est réuni pour examiner les dossiers. À l’issue de ce comité, sept personnes ont pu bénéficier d’une prise en charge de leurs frais de missions entre le mois de juin 2026 et octobre 2026 (frais de transports, d’hébergement et de repas).

Les quatre personnes qui n’ont pas été financées ne remplissaient pas les conditions d’éligibilité ou ont dû être écartées du fait d’impossibilités administratives.

À l’exception d’une chercheuse contractuelle, les six autres lauréates de cette aide sont actuellement en doctorat. Elles sont issues de disciplines variées : psychologie, sociologie, géographie, sciences de l’éducation ou encore sciences de la réadaptation.

Leurs sujets d’étude étaient eux aussi divers : emploi et handicap ; handicap, inclusions professionnelles et discriminations ; parentalité des personnes avec une déficience intellectuelle ; vieillissement dans les villes ; outils numériques dans l’intégration des soins de réadaptation pour les enfants en situation de handicap et leurs familles ; solidarités familiales face à la perte d’autonomie des personnes âgées ; lieux de sociabilités des personnes âgées dans les grandes métropoles.

Des destinations et des types de missions marqués par leur diversité

Parmi les destinations visées par les participantes de cette première édition de l’appel à candidatures, une pluralité de pays : Angleterre, Irlande, Allemagne, Afrique du Sud, Brésil, Algérie, mais aussi la Corée du Sud.

Quatre des lauréates se sont rendues à l’étranger pour des enquêtes de terrains. Lors de ces missions, grâce à des immersions au sein des environnements étudiés, elles ont pu réaliser des entretiens avec les populations enquêtées, ou bien échanger avec les professionnels du secteur de sa recherche, ou encore observer directement des pratiques courantes dans des pays étrangers et afin de noter leurs différences par rapport au contexte français. Certaines lauréates ont aussi signalé que ces déplacements leur avaient offert l’opportunité de renforcer le réseau d’acteurs du champ de l’autonomie, et de participer à des réunions scientifiques ou autres activités propres à la vie de la recherche.

« […] La nécessité de m’adapter aux spécificités du terrain londonien a fait de cette expérience un véritable apprentissage méthodologique. » [mission effectuée à Londres, Angleterre]

Trois doctorantes se sont quant à elles rendues à l’étranger pour participer à des événements scientifiques. Leur déplacement a permis de restituer leurs résultats en tant que participantes, mais aussi pour certaines de contribuer plus activement à l’organisation et à la coordination scientifiques des événements en question.

« Le colloque a également été une occasion importante de bénéficier de l’expertise de chercheuses et chercheurs reconnus dans le champ du handicap. […] la mission a aussi permis d’approfondir une réflexion méthodologique importante pour ma recherche. » [Mission effectuée à Johannesburg, Afrique du Sud]

Des retours sur expériences très positifs

Un court bilan de mission est demandé à chaque bénéficiaire de l’aide, une fois le déplacement effectué. Ces retours sur expérience témoignent de bénéfices scientifiques importants :  apport de nouvelles connaissances fondées sur une expérience de terrain, rencontres et échanges de données et d’analyses avec des collègues étrangers, renforcement du réseau scientifique thématique, etc.

« Cette mobilité a constitué une opportunité particulièrement enrichissante pour confronter les questionnements de ma thèse à un contexte international reconnu pour son engagement dans le développement des soins intégrés. » [mission effectuée à Dublin, Irlande]

« Cette mission, grâce aux matériaux originaux et variés recueillis sur le terrain, m’a permis d’enrichir ma compréhension du sujet et d’affiner ma problématique. » [mission effectuée à Londres, Angleterre]

« L’un des principaux apports de cette mission a été de renforcer l’importance de la coopération internationale, à la fois comme outil de comparaison entre les pays et comme moyen de questionner nos catégories d’analyse. […]. Les discussions engagées pendant le colloque ont déjà ouvert plusieurs perspectives de collaboration. » [mission effectuée à Johannesburg, Afrique du Sud].

Des difficultés… sources d’amélioration

Malgré les apports positifs de ces missions aux réflexions sur les sujets d’études, les lauréates ont aussi fait part des difficultés qu’elles ont pu rencontrer, notamment du fait de la difficulté à s’adapter aux usages qu’elles ont rencontrés dans leurs pays de destination. Les terrains d’enquête ont pu les confronter à des pratiques et à des contextes sociaux inattendus, ce qui tend à ralentir le travail d’enquête – il faut alors prendre le temps de s’acculturer et, au besoin, d’adapter ses méthodes.

Du côté du PPR Autonomie aussi, le déploiement du dispositif n’a pas été sans rencontrer d’obstacles : les équipes ont dû résoudre certaines complexités. Cette première session les a menées à apporter des modifications dans leurs critères de sélection afin de simplifier les démarches de toutes et tous et d’assurer un meilleur accompagnement des lauréates et lauréats.

Et maintenant ?

Une seconde session de candidatures a été lancée à la fin du mois d’août. À ce jour, onze personnes ont été sélectionnées pour un financement – c’est-à-dire l’ensemble des personnes qui ont candidaté ! Certaines conditions ont été modifiées suite à la première session, afin de fluidifier et de simplifier les démarches administratives. Les premiers départs sont prévus pour janvier 2027.

Une troisième action sera également envisagée pour l’été 2027 : restez connectés !

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